II. Effets du Coca-Cola sur l'organisme

Maintenant que nous connaissons les composants du Coca-Cola, cherchons à savoir les effets causés par ces derniers sur le corps humain. 


2-1   Notre hypothèse sur le trouble de l’activité de l’amylase salivaire.

Nous avons cherché a démontré les effets du Coca-Cola sur le corps, par le biais d'une enzyme que nous avons dans la bouche : l'amylase salivaire

-Test du pH :

 Nous avons utilisé un pH-mètre électrique pour trouver le pH de chaque Coca-Cola :

  • Coca-Cola « normal » : nous observons un pH de 2.62
  • Coca-Cola Light : Nous observons un pH de 2.41
  • Coca-Cola Zéro : Nous observons un pH de 2.89

On peut en conclure que le Coca-Cola Light est le plus acide. 

On peut aussi dire que le Coca-Cola est plus acide que du jus de citron, par exemple, qui a un pH à peu près équivalent à 2.9

 

 

 


-Test de l’effet du Coca-Cola sur l’activité enzymatique :

=> « Est-ce que l’acidité du Coca-Cola trouble notre activité enzymatique »

Nous mettons de l’amidon dans 3 tubes à essais. L'un de nous boit soit de l’eau, soit du Coca-Cola « normal », soit du Coca-Cola Light, soit du Coca-Cola Zéro, puis met sa salive dans le tube d’amidon. Ce tube est ensuite placé à 37°C (température du corps humain) dans un bain marie. On prélève un échantillon de la substance à intervalle régulier de 2min, pendant 6/8 min, dans une plaque à cupule, puis on met de l’eau iodée dans chaque cupule contenant la solution, et on regarde la coloration. L'eau iodée permet d'indiquer la présence d'amidon : si elle est bleue il y a de l'amidon et si elle est rouge/jaune il n'y en a pas.

  • Pour l’eau (expérience témoin) : au début de l’expérience, il y a une coloration bleue. Au bout de 2 min, une coloration marron, au bout de 4 min une coloration marron foncée, et au bout de 6 min une coloration rouge, l'amidon a donc été transformé. Ces colorations sont témoins d’une activité enzymatique.
  •  Pour le Coca-Cola « normal » : Au début de l’expérience, on peut observer une coloration bleue, au bout de 2 min une coloration bleu-violet, au bout de 4 min une coloration marron claire, et de 6 min une coloration marron : le Coca-Cola normal trouble donc l’activité enzymatique : elle est ralentie.
  • Pour le Coca-Cola Light : au début de l’expérience, il y a une coloration bleue, au bout de 2 min une coloration marron, de 4 min une coloration marron foncée, au bout de 6 min une coloration rouge : le Coca-Cola Light ne trouble pas l’activité enzymatique
  • Pour le Coca-Cola Zéro : au début de l’expérience, il y a une coloration bleue, au bout de 2 min une coloration marron, de 4 min une coloration marron foncée, au bout de 6 min une coloration rouge : le Coca-Cola Zéro ne trouble pas l’activité enzymatique

 

 

 

Ce n’est donc pas l’acidité qui trouble l’activité enzymatique, car le Coca-Cola Light, qui est le plus acide, ne la trouble pas. Comme c’est le Coca-Cola « normal » qui trouble l’activité enzymatique, on peut se demander si le saccharose est à l’origine de cette turbulence.

=> « Est-ce que le saccharose, présent en forte dose dans le Coca-Cola, trouble notre activité enzymatique »  

Nous réalisons la même expérience que précédemment en remplaçant le Coca par du sucre : nous faisons ainsi varier le paramètre du saccharose. Nous mettons de l’empois d’amidon dans 2 tubes à essais. L’un de nous fait d’abord l’expérience témoin sans avoir mangé de sucre puis il recommence en mangeant des morceaux de sucre.

  • Expérience témoin : au début de l’expérience, il ya une coloration bleue. Au bout de 2 min, une coloration marron, au bout de 4 min une coloration marron foncée, et de 6 min une coloration jaune : ces colorations sont témoins d’une activité enzymatique
  • La même personne mange du sucre, puis fait tomber sa salive dans un tube à essais contenant de l’empois d’amidon, que nous plaçons au bain marie à 37°C : au début de l’expérience, il y a une coloration bleue … Au bout de 4, 6, 8 et 10 min, il y a une coloration marron qui varie faiblement.

 

Cela prouve que le saccharose trouble l’activité enzymatique, puisque lorsque le témoin a ingéré du saccharose, l’activité de l’enzyme amylase salivaire est troublée, l’empois d’amidon étant consommé moins vite …

  

2-2     L’acide phosphorique

L’acide phosphorique n’est dangereux, par inhalation, qu’à très forte pression, ce qui n’est pas le cas à température ambiante. Des vapeurs d’acide phosphorique peuvent provoquer des irritations des voies respiratoires. Le chauffage de l'acide phosphorique peut donner des oxydes de phosphore qui sont toxiques. Ainsi, lors d'un accident survenu sur un navire qui transportait 4 000 tonnes d'acide phosphorique, un mécanicien a apparemment été exposé à des vapeurs d'acide phosphorique en trois occasions, pendant environ 20 minutes chaque fois, alors qu'il tentait de réparer une fuite. Environ sept à huit heures après l'exposition, il a commencé à se sentir faible, à tousser, à avoir des douleurs à la poitrine et à manquer de souffle. Un an plus tard, ce mécanicien avait toujours des problèmes respiratoires.

L’irritation due au contact cutané, contact avec les yeux  de l’acide phosphorique dépend   de sa concentration.  Lorsque le produit est à forte concentration et que le contact est   assez long, il entraîne des desséchements de la peau et des lésions ou des brûlures   tissulaires graves. Les solutions diluées peuvent probablement causer une irritation   légère ou modérée. Cependant en aucun cas, le Coca-Cola ne peut causer des brûlures par   contact cutané

Il en est de même pour l’ingestion de l’acide phosphorique, il n’est dangereux qu’à très   forte concentration. Il peut détruire le système digestif, ayant pour symptôme une   sensation de brûlures, des crampes abdominales, des malaises. L'acide phosphorique   pourrait également ronger le calcium, donc les os ; mais toujours à des quantités   extrêmes.

Etant donné les quantités d'acide phosphorique présentes dans le Coca, il n'y a pas de danger du côté de cet ingrédient à moins d'en prendre plusieurs litres par jour.

Pourquoi y a t il de l'acide phosphorique dans le Coca-Cola?

L'acide phosphorique est employé comme agent acidifiant. Le Coca-Cola est une boisson très acide (pH de 2.6). Cependant, son acidité est masquée par sa teneur en sucre et édulcorants (aspartame) ; le goût sucré masque le goût acide! Les citrons contiennent beaucoup moins de sucre et de ce fait, possède un goût plus acide. L'acidité est également responsable de l'effet antirouille du Coca. En raison de l'acidité, les conditions de croissance ne sont pas réunies pour les microorganismes tels que les champignons et les bactéries ; l'acide agit donc également en tant qu'inhibiteur de croissance. L'acide est également considéré comme un goût agréable et rafraîchissant. D'autres acides peuvent provoquer la même sensation ; cependant, l'utilisation répandue de l'acide phosphorique est probablement dû à son faible coût et sa disponibilité au moment où cette boisson a été développée (XIXème siècle).

 

 

2-3     Le saccharose

-Test de présence de sucre réducteur :

Afin de vérifier la présence ou non de sucre dans les Cocas, nous mettons de la liqueur de Fehling dans un tube contenant du Coca-Cola « normal », un autre contenant du Light et un trosieme contenant du Zéro. Nous mettons ces trois tubes à essais à 100°C dans un bain marie, puis nous attendons. La liqueur de Fehling réagit en présence de sucres réducteurs (glucose, fructose, maltose), lorsque ces sucres sont présents, la liqueur de Fehling vire au rouge brique. Au bout de 10 minutes :

  • Coca-Cola « normal » : Le Coca-Cola a pris une couleur rougeâtre : il y a donc bien présence de glucose.
  • Coca-Cola Light : Le Coca-Cola a pris une couleur orange-marron : nous avons donc émis l’hypothèse qu’il y avait du glucose dans le Coca Light, contrairement aux informations donnés par la marque.
  • Coca-Cola  Zéro : Le Coca-Cola a pris une couleur orange-marron, mais moins prononcée que pour le Coca-Cola Light : il y a peut être aussi une présence de glucose.

 

 

 

Nous émettons donc l’hypothèse qu’il y a du sucre dans tous les Coca-Cola.

Nous avons vérifié cette hypothèse lors d’une seconde expérience. Nous avons utilisé des clinistix de tests d’urine.

  

               

Dans le Coca-Cola classique, l’indicateur du glucose est devenu marron/vert. Le Coca Cola contient donc du glucose.

Pour le Coca Light et Zéro, les clinistix n’ont pas changé de couleur. Cette deuxième expérience permet de confirmer l'absence de sucre.

Ces boissons ne contiennent donc pas de glucose.

 

Lors de la digestion le saccharose est hydrolysé en deux sucres simples :

      C12H22O11 (saccharose)  +   H2O --> C6H12O(glucose) + C6H12O6   (fructose)

Lorsque nous absorbons du sucre, notre glycémie (taux de sucre dans le sang) augmente. Des capteurs présents dans des parties du pancréas, les îlots de Langerhans, libèrent une hormone, l’insuline. L’insuline fait baisser le taux de glycémie dans le sang car cette hormone est à l’origine d’un stockage du glucose. Il est stocké soit dans le foie, qui n’a cependant pas une grande capacité de stockage (70-100g), soit dans les muscles (200-300g), où il sera transformé en énergie. Une fois ces « réservoirs » remplis, le glucose sera envoyé dans les tissus adipeux (« la graisse »). Ce qui fait grossir, et peut mener à une obésité, et dans les cas échéants, à un diabète de type 2. Le diabète de type 2 est dû à une insulino-résistance des cellules cibles, c'est-à-dire que les capteurs à insuline ne sont plus actifs, ce qui fait que le foie ne libère plus d’insuline, et le taux de glucose n’est donc plus abaissé. Cela entraine des problèmes oculaires, cardio-vasculaires et de circulation du sang (notamment dans les jambes, qui peut entrainer, lorsque ce problème n’est absolument pas traité, une gangrène, et finalement une amputation)

Le saccharose est un des sucres les plus cariogènes .Lorsqu’il est associé avec les acides contenus dans le Coca-Cola, le mélange affaiblit l’émail dentaire et entraîne le  développement  des caries. La dent est alors « déminéralisée » et  cela entraîne la prolifération des bactéries.  

    Vu la proportion énorme de sucre dans le Coca, le saccharose est sûrement l'ingrédient  le plus dangereux. Sur une bouteille de 25cL de Coca, il est indiqué qu'elle apporte 29%  des besoins journaliers en sucre. En buvant un litre en une journée, ce qui correspond à    environ quatre verres (1 verre = 250mL), on a 116% des besoins en sucre de la journée!

 

 


2-4     L’aspartame

Selon une étude italienne, des bébés souris ayant reçu de l’aspartame au cours   de la gestation, développeraient des cancers du foie et du poumon au cours de leur vie. L’aspartame est accusé de nombreux méfaits par les médias (crises d’épilepsie, maux de tête, œdèmes, dépression, mal de ventre…) et il est aujourd'hui un sujet de polémique. Cependant, aucune preuve n’a été établie chez l’homme. Selon une étude danoise portant sur près de 60 000 femmes enceintes, le fait de boire quotidiennement du soda à l’aspartame (comme le Coca Light, ou le Coca Zéro) augmenterait le risque de prématurité du bébé de 27%, et de 35% pour deux à trois sodas. Néanmoins, ce travail, publié en septembre 2010, est, selon de nombreux experts, « à confirmer ou à infirmer ».

 

2-5     La caféine

Notre sensation de fatigue est due à une hormone, l’adénosine. Cette dernière, par le biais de capteurs spécifiques, entraine un ralentissement de notre activité nerveuse et c'est cela qui nous permet de dormir. La caféine prend la place dans les capteurs de cette hormone, ce qui diminue l'effet de l'adénosine, et donc la sensation de fatigue.

Ensuite, la caféine va stimuler l'hypophyse (le sécréteur d'hormone situé dans le cerveau), qui va libérer des hormones qui provoqueront une fabrication d’adrénaline. Cette hormone est celle que nous sécrétons lorsque nous nous sentons en danger, moment où nous devons être plus attentif, plus réactif. C'est l'adrénaline qui entraine cette sensation d'excitation après avoir consommé des aliments contenants de la caféine (le Coca-Cola en contient 102mg/L), car tout nos sens sont exacerbés.

 

Enfin, la caféine peut créer une dépendance : sa consommation entraîne, comme toutes les drogues, de la dopamine, qui est un neurotransmetteur ( molécule chimique qui assure la transmission d'information entre différents neurones au niveau des synapses ), et qui véhicule la sensation de plaisir ... Lorsqu’un sujet ne reçoit plus la dopamine créé par "sa drogue" , il est en manque ...  Dans le cas de la caféine, les symptômes se traduisent au bout de 2/3 jours , et sont : des maux de têtes, des nausées, et des somnolences, puisque le sujet ne reçoit plus d'adrénaline dû à la caféine ...

Une consommation excessive de caféine peut entraîner une accélération de la respiration, des troubles gastriques (car il y aura une sécrétion d'acide dans l’estomac), une augmentation de la sécrétion d'urine, voir de la glycémie (taux de glucose dans le sang). Cependant, tous ces troubles sont observés après une consommation élevée de caféine.

 

2-6   La glycérine 

A l’origine, le glycérol était étudié pour ses effets cliniques sur le traitement d’œdèmes cérébraux et de glaucomes.

En 1987, des chercheurs ont découvert que l’absorption d’eau et de glycérol entrainait des effets d’hyperhydratation. En effet, le glycérol est une substance qui permet de stocker l’eau dans l’organisme et donc elle améliore les stocks d’eau avant l’effort tout en diminuant l’excrétion urinaire d’eau. Par la suite, d’autres études sont venues étayer ces résultats en montrant que la consommation de glycérol permettait d’augmenter les performances physiques lors de la pratique de sports d’endurance (triathlon, cyclisme). En effet, lors d’un effort physique,  le corps perd plusieurs litres d’eau, le sang devient plus visqueux, il circule moins bien dans les vaisseaux et parvient plus difficilement au cœur des muscles.

 

Cette substance présente donc un intérêt non négligeable pour le dopage, d’une part pour ses vertus antidiurétiques (rétention de l’eau dans les tissus), ce qui retarde considérablement la déshydratation et d’autre part pour ses effets masquant (diminution du taux d’hématocrite (cette valeur représente le volume occupé par les globules rouges par rapport à la quantité totale de sang, elle est utilisée pour dépister le dopage : un taux d’hématocrite élevé indique que l’on a consommé des substances augmentant la fabrication de globules rouges comme l’EPO)). Elle s’avère également dangereuse pour la santé du sportif car lors des tests, de nombreux athlètes ayant ingéré du glycérol se sont plaints d’effets secondaires comme des maux de tête et des troubles de la vision.

Jusqu’en 1997, cette substance figurait sur la liste rouge du Comité International Olympique notamment dans les sports d’athlétisme. Depuis le 1er janvier 2010, elle figure sur la liste des interdictions de l’Agence Mondiale Antidopage.

Toutefois, cette molécule est naturellement présente dans le corps, elle est utilisée pour fixer les graisses dans les tissus sous formes de triglycérides. Le glycérol est donc naturellement présent dans le sang et les urines humaines.


La question se pose donc de savoir quel est le taux de glycérol limite pour un contrôle antidopage positif ? Et si la consommation de Coca-Cola peut entraîner un contrôle antidopage positif ?

Le seuil maximum toléré de glycérol contenu dans les urines d’un sportif a été fixé à 200 µg/ml. Il est à noter que d’autres études sur un échantillon plus large de population seront menées et pourront modifier ce seuil.

Aucune recherche n’a été réalisée pour connaître le rapport entre la quantité de glycérol ingéré et la quantité présente dans l’urine.

On ne peut donc pas conclure sur l’effet dopant du glycérol présent dans le Coca.


2-7   Effet du Coca-Cola sur la digestion :

Des recherches sur le Coca-Cola ont montré que le célèbre soda avait les mêmes effets que la pepsine (enzyme présente dans l’estomac) sur l’albumine (protéine). En effet, dans un tube à essai contenant de l’albumine et du coca, le réactif du biuret devient   bleu au fil du temps, signe que les protéines disparaîssent. Le même effet est observé pour un tube à essai contenant de la pepsine et de l’albumine. Le Coca-Cola a donc   des propriétés aidant à la digestion puisqu’il peut transformer certaine protéine en   particule plus petite qui peuvent être des acides aminés. Tous les Colas ont à peu près ce même effet (d'où le nom de Pepsi).

 

 

 


Conclusion

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